2016 : une autre politique est possible

Toute l’équipe de « ChangeZ Deuil » vous souhaite une excellente année !

Tribune de janvier 2016

La fin d’une Cavam très à droite et inégalitaire

Les villes de droite ont décidé la fusion, peu appropriée, de la CAVAM avec la CCOPF (cf. tribune déc. 2014). Notre Communauté de 9 communes, 120 000 habitants, 47 conseillers dont 7 de gauche se caractérise par une surreprésentation des petites villes : 4 conseillers pour Andilly (2 565 habitants) et 3 pour Margency (4 000 habitants) contre 8 pour Deuil-La Barre avec 21 000 habitants ! Si la loi MAPTAM (janv. 2014), réduit le nombre de conseillers (60 pour 190 000 habitants dans la nouvelle agglomération) et fait respecter la proportion par ville (1 élu pour Andilly et 7 pour Montmorency), elle n’a pas prévu de faire respecter le droit des minorités.

A Deuil-La Barre, la gauche garde son siège

En fin d’année, chaque ville, à l’aide d’un scrutin de liste à un tour et à plus forte moyenne, votait pour réduire le nombre de conseillers communautaires pourtant désignés lors des élections municipales de mars 2014. Lors du conseil municipal du 14 décembre, notre ville devait élire 7 conseillers d’agglomération au lieu de 8. « ChangeZ Deuil » conserve son siège a contrario de la liste de M. Noyer. La droite n’a pas fait le plein de voix lors de ce scrutin puisque deux bulletins, déclarés nuls, comprenaient deux listes : celle de Mme Scolan et celle de la gauche…

Une fin d’année difficile pour la démocratie locale

Partout, le mode de scrutin, similaire à celui qui permet de calculer le nombre de conseillers municipaux pour chaque liste, a écrasé les minorités. Sur les 7 élus d’opposition à la CAVAM, il n’en reste plus que 3. Montmorency (48 % aux dernières élections municipales) n’a plus qu’1 élu de gauche au lieu de 2. Pas d’élus de gauche dans la nouvelle agglomération pour Groslay, Montmagny et Saint-Gratien ! A Soisy, la conseillère de gauche est élue à la faveur du vote à bulletin secret…

Une autre politique locale est possible…

Les municipalités de droite invoquent une stricte application de la loi. Mais des marges de manœuvre existent. Ainsi, la majorité de Saint-Gratien eût-elle pu laisser un siège à l’opposition au nom du droit de la minorité à être représentée. On peut donner la présidence de la commission des finances à l’opposition comme à Limoges, ville UMP. De son côté, Madame le maire pourrait même renoncer à cumuler 3 exécutifs (mairie, CAVAM et conseil départemental) !

Fabrice Rizzoli, Alain Parant, Brigitte Goch Bauer, Vincent Gayrard pour le groupe « ChangeZ Deuil », site http://changerdeuil.fr/

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