Armes à feu pour les agents de la ville : Aucune raison, déni de démocratie et danger

Tribune des mois de mars/avril 2018

« Cacher ce revolver que je ne saurais voir »

Par un entrefilet, dans le bilan municipal de novembre 2017, les Deuillois apprennent que les agents de la ville chargés de la sécurité seront dotés d’armes de poing, c’est-à-dire d’armes létales ! Comme à l’habitude, en matière de sécurité, ni les citoyens ni les élus minoritaires ne sont consultés. Il s’agit, une nouvelle fois, d’une décision autocratique, un déni de démocratie : des pratiques d’un autre siècle !

La minorité lève le voile

Lors d’une commission sécurité à l’agglomération Plaine Vallée au mois de juin, seul le maire de Margency se montre favorable. A aucun moment, notre maire, représentante de Deuil-La barre, n’intervient. Le président de Plaine Vallée se révélant même défavorable à cette idée… Au mois décembre 2017, lors de l’examen du budget de Plaine Vallée, le seul représentant de gauche fait avouer, du bout des lèvres, Mme Le Maire. Enfin, lors du conseil municipal de février, nos 30 questions sur le « pourquoi » d’un tel choix sont restées sans réponse !

Une décision qui ne repose sur rien de factuel

Toute politique publique doit être accompagnée d’une étude de l’utilité. Quel est le besoin à Deuil-La barre pour un agent de la ville d’être armé ? Existe-t-ils des études qui démontrent que les armes de poings réduisent la délinquance, aident les agents dans leur travail, voire rassurent les citoyens ?

Un choix non assumé et non motivé

Madame le Maire et son équipe ne semblent pas assumer ce choix. Des décisions de formation, de bilan psychologique, d’achat de matériel ont été réalisées sans en informer le conseil municipal. Quand on sait, que par le passé, le conseil municipal a voté des stages de formation photo, on peut s’interroger sur ce manque de transparence.

Même si un vote en conseil municipal n’est pas obligatoire, cette décision prise en catimini créée beaucoup d’interrogations. Notre majorité est-elle vraiment convaincue ou manque-t-elle à ce point de courage pour informer clairement la population. Cette décision cache une absence totale de réflexion sur ce que doit être la sécurité locale. A contrario d’une police nationale bis, nous prônons un service communal de la tranquillité publique (Cf. tribune numérique de février sur le site de la ville)

Fabrice RIZZOLI, Alain PARANT, Brigitte GOCH-BAUER, Vincent GAYRARD
Groupe « Changez Deuil » http://changerdeuil.fr/