Budget 2018 en berne

 

Élus minoritaires, élus à part entière!

Budget 2018 en berne

Plus d’impôts, plus de dette, moins de services

 

Des budgets qui se suivent et se ressemblent

D’une année à l’autre, les budgets se ressemblent avec une situation financière très précaire.

Des paroles et des actes

Notons tout d’abord l’explosion de la dette depuis 3 ans : de 23,4M€ en 2015 à 34,2M€ en 2018, soit plus de 46% de hausse ! En réponse à cet endettement, on assiste à une hausse massive des impôts. Ainsi, après 5% l’an dernier, ce sont de nouveau 5% de hausse supplémentaire qui sont programmés cette année et même 6,9% si on intègre l’augmentation des valeurs locatives qui servent de base au calcul des impôts locaux. Ceci représente plus de 50€ par foyer fiscal soit près de 100€ sur 2 ans. De l’aveu même de l’équipe aux commandes, cette hausse devrait permettre de faire face à l’apurement des emprunts toxiques contractés entre 2009 et 2010. Cependant, l’équipe municipale actuelle, en réalité la même majorité, ne pouvait ignorer lors des dernières élections municipales le poids de ces emprunts et leurs conséquences pour l’avenir. Ce qui ne l’a pas empêché d’afficher dans son programme la promesse d’une baisse de la pression fiscale !
Rappel de l’engagement numéro 1 : « je réduirai la pression fiscale des ménages… » cf. documents de campagne « 20 engagements » et « des engagements et des actes ».

 

Un budget sans vision politique

Les dépenses de fonctionnement sont globalement en baisse au prix de la suppression de nombreux services : Nouvelles Activités Périscolaires (NAP), crèche familiale… et plus récemment patinoire. En revanche, de nouvelles dépenses apparaissent difficilement compréhensibles. Il en va ainsi de celles liées à l’ouverture d’un « pôle santé » (115 000 €/an) dont nous n’avons toujours pas bien perçu l’utilité puisqu’il s’agirait d’un simple parcours conseil et non d’une nouvelle offre médicale ou paramédicale dont manquent malheureusement cruellement les Deuillois.

En conclusion, même si certains projets peuvent recueillir notre adhésion, l’affectation des crédits d’investissement disponibles donne l’impression d’un saupoudrage. L’ensemble manque malheureusement de visibilité (à l’image de l’avenir de la patinoire) et d’une vision politique qui serait pourtant la bienvenue.

Fabrice Rizzoli, Alain Parant, Brigitte Goch Bauer, Vincent Gayrard pour le groupe « ChangeZ Deuil »,