Budget 2019 – Une majorité sans souffle et sans inspiration

Tribune du groupe d’opposition « Changez Deuil »

Élus minoritaires, élus à part entière!

Tribune des mois de janvier/février 2019

 

Lors du dernier conseil municipal a eu lieu le vote du budget 2019. Nous avons voté contre. Voici pourquoi :

Un budget équilibré grâce à nos impôts…

Rappelons la promesse N°1 de la majorité actuelle sur la base de laquelle elle a été élue en 2014 : « Réduire la pression fiscale des ménages et la dette de la commune ». Le moins qu’on puisse dire est que cette promesse a été piétinée : deux hausses successives des impôts locaux ont ponctionné les foyers deuillois de plus de cent euros par an en moyenne. La dette de la commune a explosé, augmentant de plus de 40%.

Au passage,  les services publiques ont augmenté, certains ont disparu (Nouvelles Activités Périscolaires, patinoire…) et les associations ont vu leurs subventions baisser.

Certes, pour la première année depuis 2014, l’épargne nette (le « résultat » de la commune) est positive.  Mais l’endettement restera à un niveau très élevé jusqu’à la prochaine mandature.

4 ans d’inaction

Si le budget reprend quelques couleurs à un peu plus d’un an des prochaines élections municipales, il ne suffira pas à effacer 4 années d’inaction. D’ailleurs, l’investissement prévisionnel ne couvre pour l’essentiel que des travaux courants : réfection de voirie, de bâtiments… La redynamisation du centre-ville attendra donc. Quant aux « grands projets » dont on entend parler depuis le début du mandat : fermeture du PN4 et commissariat, on a appris, en réponse à des questions précises, que l’un était reporté en 2022 et que l’autre était aujourd’hui en suspens. Enfin, nous n’avons plus de nouvelles de l’agenda 21, destiné à rendre la ville « exemplaire » en matière d’environnement.

Manque d’ambition

Pas de signal non plus concernant la façon dont la commune compte s’y prendre pour faire face à l’augmentation prévisionnelle de la population de 15% d’ici une dizaine d’années fixée par le Schéma Directeur de la région Ile de France. Seule avancée, dans la foulée d’Epinay et d’Enghien qui l’ont déjà mis en place, un budget participatif d’un montant très modeste (2€/habitant) à la hauteur des ambitions de la commune en matière de démocratie participative. Pourquoi ne pas en doter chaque conseil de quartier pour réellement impliquer les habitants de notre commune dans des projets de proximité ?

 

Notre groupe vous adresse à toutes et tous ses meilleurs vœux pour 2019 !

 

Fabrice Rizzoli, Alain Parant, Brigitte Goch Bauer, Vincent Gayrard pour le groupe « ChangeZ Deuil »,

site http://changerdeuil.fr/https://www.facebook.com/

Deuil-la Barre dans le livre des records… pour… budget non équilibré

 

 Tribune des mois de septembre-octobre 2018

 Une seconde semonce de la Chambre Régionale des Comptes (CRC)

Le 11 mai dernier, le préfet a saisi la (CRC)  pour « budget non équilibré » contrairement à l’obligation qui en est faite à toute collectivité. Cette situation n’est ni anodine ni courante. Au cours des 5 dernières années, la CRC d’IDF n’a épinglé que 3 collectivités. Mais une seule ville connaît ce sort deux années de suite : Deuil-La Barre !

 Bricolage budgétaire

Alors négligences ? incompétence ? Sans doute mais pas uniquement. En effet, la majorité a délibérément choisi d’avoir recours à des inscriptions insincères et de ne pas voter un budget en équilibre réel afin de passer le difficile cap de l’échéance d’un prêt relai contracté en 2016.

Pour rappel, fin 2016, devant la gravité de la situation, la CRC avait imposé un plan de redressement des finances communales. En 2018, loin de décerner un satisfecit de bonne gestion, comme la municipalité le prétend, la CRC note que, cette année, les grandes lignes de ce plan sont globalement suivies. C’est un minimum ! Néanmoins, la CRC et les services de la préfecture ont des raisons d’être vigilants : l’an dernier, notre commune s’en était écartée dès sa signature en empruntant plus que ce sur quoi elle s’était engagée !

Des problèmes financiers historiques…

Comme nous en avons déjà fait état dans cette tribune, les racines de ces errements budgétaires sont multiples : dépenses non maîtrisées, investissements illisibles et poids des emprunts toxiques, certes négociés sous la mandature précédente, mais dont l’actuelle majorité était largement partie prenante.

 A quand une ville tournée vers l’avenir?

Nous sommes toujours dans l’attente d’un projet politique clair, ciblé sur l’essentiel, c’est-à-dire au service des Deuillois. Ce projet politique donnerait enfin à Deuil-La Barre l’image d’une ville dynamique, durable et non engluée dans des dérives budgétaires sans fin.

Nous formons à cet égard le vœu que pour la première fois depuis trois ans notre commune puisse enfin afficher en 2019 un budget en équilibre …

Nous vous souhaitons une bonne rentrée à tous.

 

Fabrice Rizzoli, Alain Parant, Brigitte Goch Bauer, Vincent Gayrard pour le groupe « ChangeZ Deuil », site http://changerdeuil.fr/https://www.facebook.com/

Budget 2017 – “plus de dettes, plus d’impôts, moins de services”

Tribune des mois de mai/juin 2017

AUGMENTATION MASSIVE :

DE VOS IMPÔTS : plus 30 % la part départementale des impôts fonciers et plus de 10 % des impôts de la commune dans les deux prochaines années,

– DE VOTRE DETTE : 2014 : 24 millions d’euros. Prévisionnel 2021 : 32 millions.

 

MOINS :

 DE SERVICES : fin des nouvelles activités périscolaires, fermeture de la crèche familiale, suppression partielle de la cantine le mercredi, report des travaux de mise aux normes pour les personnes handicapées.

 

 DE DÉMOCRATIE LOCALE : pas de démocratie participative (promesse de campagne, de concertation municipale, ni de respect de l’opposition.

 

L’amnésie pour politique :

La majorité affirme que, lors de la campagne des municipales de 2014, elle ne connaissait pas les problèmes budgétaires de la Nation engendrée par la gestion catastrophique de M. Sarkozy et de M. Fillon : entre 2007 et 2012, la dette publique a augmenté de 600 milliards d’euros et le déficit public de 53 milliards.

Non, la future majorité municipale savait pour la baisse des dotation de l’état ! Son premier tract de campagne stipulait : « Toutes les informations dont nous disposons témoignent d’une prochaine diminution des ressources communales provenant de l’État, mais aussi de la région et du département… » tout en promettant une baisse de la pression fiscale des Deuillois…

 

L’incompétence pour politique

Après avoir voté les emprunts toxiques (moins de 4 % des communes concernées en France), la droite locale vous fait passer, chers Deuillois, à la caisse : 1 million 200.000 d’euros cette année ! Depuis 5 ans, les dépenses de fonctionnement de cette mairie explosent : de 22 millions en 2010 à 26 millions en 2014 avec pas moins de 1,5 millions d’euros d’augmentation en 2014. Les charges salariales augmentent à la même vitesse que diminuent les dotations de l’état.

 

Le conservatisme comme politique

Toute la vallée de Montmorency fréquente notre patinoire mais seuls les Deuillois paient chaque année plus de 500 000 euros pour son fonctionnement. Pendant ce temps, Enghien les bains reçoit annuellement 20 millions d’euros du produit des jeux du Casino … en délégation de service public, comme pour la patinoire…  A eux les gains, à nous les dépenses !

Le non respect de promesses électorales, que ce soient celles de la majorité de droite à Deuil-la Barre ou d’autres au niveau national, creuse l’écart entre les citoyens et le Politique, ce qui fait le jeu de l’abstention et du Front National.

Pour le groupe “ChangeZ Deuil”, Fabrice Rizzoli, Alain Parant, Brigitte Goch Bauer, le site http://changerdeuil.fr/

Budget : l’austérité au programme

 Tribune du groupe d’opposition « Changez Deuil »

Élus minoritaires, élus à part entière!

Tribune des mois de mai/juin 2016

Budget : l’austérité au programme

Des finances dans le rouge vif…

Les chiffres qui nous ont été présentés à l’occasion du Débat d’Orientation Budgétaire du 4 avril dernier suivi du vote du budget primitif de la ville le 11 avril sont particulièrement préoccupants.

Ils font apparaître une épargne nette largement négative, de – 1 à -2 M€ de façon quasi-ininterrompue de 2014 à 2018. La commune est donc dans l’incapacité de faire face au remboursement du capital de ses nombreux emprunts avec son épargne propre.

… que les facteurs externes ne sauraient expliquer

Bien que martelée avec insistance par la majorité en place, la baisse progressive de la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement) versée par l’état aux communes, aussi avec nos impôts, est loin de justifier à elle seule cette mauvaise santé financière. La sortie des emprunts toxiques (taux variables non plafonnés) contractés par la majorité (à savoir 5, 4 M€ en 2007 et 3,4 M€ en 2010), a nécessité de recourir à un nouvel emprunt de 12,4 M€. Cette même majorité annonce dans son magazine une charge supplémentaire pour les Deuillois de seulement 0,7M€ au total par rapport à des emprunts à taux fixe. Nous estimons, pour notre part, que ce chiffre est beaucoup plus élevé même si une bonne partie du surcoût est pris en charge par l’état, encore et toujours avec nos impôts.

Les causes de la mauvaise santé financière de la ville sont donc à chercher ailleurs. En témoignent les dépenses de fonctionnement en forte hausse ces dernières années, comme nous l’avons pointé dans notre tribune précédente.

Des investissements durablement contraints

Les réponses de la municipalité pour équilibrer le budget s’apparente à une fuite en avant : nouvel emprunt de 2,5 M€ et vente de biens immobiliers, propriété de la commune, pour environ 1,5 M€. A cela s’ajoute encore une baisse de la subvention de fonctionnement du CCAS, l’optimisation des dépenses de fonctionnement (seulement 360 k€ sur 27 M€), la « valorisation » du patrimoine et des services municipaux (hausse du prix de la cantine scolaire, location de salles, etc.) au motif que dorénavant il faut faire payer les usagers.

Au-delà de ces réponses de court terme, se profile une baisse durable des dépenses d’investissement qui ne sont déjà pas vaillantes. Pourtant, les besoins de notre commune sont indispensables en matière de rénovation d’écoles, de mise en accessibilité de l’espace public sans parler d’un véritable programme de rénovation des bâtiments dans le cadre de la transition énergétique.

Fabrice Rizzoli, Alain Parant, Brigitte Goch Bauer, Vincent Gayard pour le groupe

 « ChangeZ Deuil », site http://changerdeuil.fr/

2015 : une explosion des effectifs du personnel municipal ?

Tribune du mois d’avril 2016

Après plusieurs mois de nos demandes, la majorité transmet, lors du 1er Conseil Municipal (CM) de 2016, le tableau des effectifs des agents de la commune. Quelle stupeur de découvrir, en période de grandes difficultés économiques, une très forte augmentation des effectifs. Ce tableau annexé au Compte Administratif pour l’année 2013 est strictement identique à celui de 2014. Malgré deux délibérations en CM, il n’y aurait eu aucune modification du personnel en 2014, l’année des élections … Jugeons donc 2015…

Des évolutions troublantes… pas forcément dans l’intérêt des Deuillois

En 2015, les emplois rémunérés augmentent de 32 %. En plus du recrutement de 56 agents sur des postes non pourvus, il y a eu plus de 70 créations de poste.

Le passage de 393 à 520 agents s’expliquerait par l’intégration des contrats d’insertion et des vacations dont les « adjoints d’animation », qui ont doublé pour encadrer les Nouvelles Activités Périscolaires (NAP). Mais rien n’explique l’augmentation de 80 % des « adjoints administratifs 2e classe » (soit + 17), ni celle de 30 % des « adjoints techniques 2e classe » (soit + 33), pas plus que la suppression de 23 postes non pourvus d’assistantes maternelles.

La majorité prétend améliorer ainsi le fonctionnement des services afin de satisfaire les attentes des Deuillois (les parents d’élèves scolarisés dans le primaire apprécieront). Mais comment y croire lorsque le nouvel organigramme des services, distribué en 2016, est à la virgule près le même que celui transmis début 2015 ? 

De graves défaillances démocratiques et d’anticipation budgétaire

D’après la loi, le CM doit créer, et non pas entériner, les emplois. Or, en 2015 il n’ajamais délibéré sur des créations, suppressions ou modifications de poste. La même loi précise qu’il ne peut créer d’emploi que sous condition de crédits disponibles au budget. Or, en 2015, le budget primitif (mars) prévoyait une baisse de 20 000 € des charges de personnel !

On comprend mieux pourquoi, lors du budget supplémentaire (décembre 2015), la majorité a voté une augmentation de 720 000 € de ces charges !

Pour conclure, alors que 86 % des communes prévoyaient en 2015 une stagnation voire une baisse des recrutements, la majorité à Deuil-La Barre accroît considérablement les effectifs de la ville au lendemain des élections municipales. Une majorité déjà responsable des mauvaises finances de la ville grevées par des emprunts toxiques et plus de 15 millions € de charges de personnel en 2014, soit 58 % du budget de fonctionnement…

Fabrice Rizzoli, Alain Parant, Brigitte Goch Bauer, Vincent Gayard pour le groupe « ChangeZ Deuil », site http://changerdeuil.fr/Tr

Notre premier bilan et notre constat “des engagements et des actes”

Le 30 mars 2014, la moitié des électeurs de notre commune (49, 47 % d’abstention) s’est déplacé pour renouveler notre conseil municipal. La liste de Muriel SCOLAN (« Des engagements et des actes ») est arrivée en tête avec 55,49 % des suffrages exprimés, déboutant ainsi notre ancien maire, mais pas son équipe. Sept des nouveaux adjoints au maire, sur neuf, sont des transfuges du précédent conseil municipal. Les Deuillois ont donc choisi un renouvellement dans la continuité avec un programme répondant globalement à leurs attentes. Le programme de la liste « Changez Deuil » avait nombre de points de convergences, mais aussi des points d’achoppement notables sur les thématiques sociales et environnementales, principalement. Aujourd’hui, nous sommes 4 élus (Fabrice RIZZOLI, Alain PARANT, Brigitte GOCH-BAUER et Vincent GAYRARD) à marquer régulièrement nos différences.
Dans les faits, lors des conseils municipaux, nous approuvons un grand nombre de décisions de la majorité (les deux tiers). Comment s’opposer à la mise en place des rythmes scolaires, aux demandes de subventions, à l’attribution de places dans des crèches, au règlement d’utilisation des véhicules municipaux, à l’extension du secteur de renouvellement urbain, à l’agrandissement de l’école Henri Hatrel, à l’acquisition de locaux pour les pôles police et santé, etc. ? Nous nous abstenons dans le quart des décisions. Souvent parce que le dossier ne nous semble pas suffisamment clair (compte administratif, agrandissement de l’intercommunalité, évolution du tableau des effectifs, etc.) ou parce que la décision semble judicieuse mais pas son application (critères subjectifs de subventions aux associations, nomination par le maire des membres du conseil consultatif communal, délégation donnée au maire pour une ligne de trésorerie de 2 millions d’euros ; etc.). En revanche, lorsque nous votons contre les décisions, nous argumentons notre opposition sur certains points cruciaux (la nomination des adjoints, la concentration des NAP le vendredi après-midi, l’augmentation de certains tarifs, le budget primitif, le plan local d’habitat intercommunal, la publicité en ville, etc.)
Mais qu’en est-il aujourd’hui des « 20 engagements » de notre majorité municipale ? Notons déjà qu’ils n’étaient qu’au nombre de 19 dans sa propagande de campagne.
 Engagement n°1 : « Réduire la pression fiscale des ménages et la dette de la commune ». Avant même la décision du conseil municipal, outrepassant les principes fondamentaux de la démocratie locale, le journal de la ville annonçait que les taux d’imposition de la commune n’allaient pas augmenter. Comme la base (la valeur locative) augmente ainsi que les autres taux (syndicats des communes, intercommunalité, etc.), inéluctablement nos impôts vont augmenter. Dans le budget primitif 2015 l’endettement de la commune monte en flèche, entre autres pour financer la rénovation de l’école Henri Hatrel. Par un habile habillage, notre adjoint aux finances nous a montré une projection de l’endettement jusqu’en fin de mandat. On reviendrait aux taux de début de mandat mais on oublie juste qu’il faudra aussi rénover d’autres établissements scolaires pendant cette période.
 Engagement n°2 : « Mettre en place des instances de concertation et de participation pour les Deuillois ». Quand on succède à un maire pour qui la seule démocratie était celle des urnes, reconnaissons que cette nouvelle équipe fait quelques tentatives de démocratie participative, plus ou moins heureuses. Nous y reviendrons lors d’une prochaine tribune.
 Engagement n° 3 : « Créer une dynamique commerciale et d’entreprise pour favoriser l’emploi de proximité ». Malheureusement, la marge de manœuvre de la commune est très étroite, d’autant que le développement économique a été délégué à la CAVAM. Madame le maire vient de créer un nouveau poste de « manager du commerce ». Elle se donne les moyens, attendons les résultats.
 Engagement n°4 : « Fermer le passage à niveau de la gare de Deuil-Montmagny ». Lors des dernières réunions de quartier, nos élus ne semblaient plus vraiment convaincus de la faisabilité de cette fermeture. En conseil municipal, Madame le maire informe que le dossier avance dans le bon sens, sans nous en dire plus. Mais où est la concertation promise dans le second engagement ? En tout état de cause, n’oublions pas que la mairie n’a aucun pouvoir de décision sur un dossier qui coûtera cher aux contribuables.
 Engagement n° 5 : « Revoir le plan de circulation de la ville en favorisant les circulations douces ». En juin 2014, le conseil régional d’Ile-de-France a approuvé son Plan de Déplacements Urbains (PDUIF) (http://pdu.stif.info/ ). Ce dernier doit être décliné par les communautés d’agglomération sous forme de Plan Local de Déplacement (PLD) et non par les communes. Ces dernières sont seulement responsables de leur Plan d’Accès à la Voirie et aux Équipements (PAVE) qui, inéluctablement, favorisera les circulations douces et devrait « diminuer de 2 % les déplacements en voiture et deux-roues motorisés d’ici 2020 » comme le préconise la région.
 Engagement n° 6 : « …. ». Dans sa propagande au cœur du journal municipal de septembre, aux frais du contribuable et en toute illégalité (jurisprudence associée à l’article L. 2121-27-1 du CGCT), l’équipe de Madame Scolan vient de sortir de son chapeau un engagement intitulé « environnement ». Quand on sait que la politique, c’est l’économique, le social et l’environnemental, s’engager avec juste ces 3 libellés aurait été tout autant démagogique et subjectif que les listes redondantes inscrites dans cette propagande.
 Engagement n°7 : « Sécuriser la ville, les espaces verts et les espaces communs des immeubles ». Les témoignages de squat d’immeubles en réunion de quartier, l’économie dite souterraine de plus en plus au grand jour dans tous les quartiers voire les événements du 30 avril 2014 à La Galathée ne donnent pas ce sentiment accru de sécurité qu’on nous avait promis. Pourtant, la mairie a affiché de nouveaux moyens : « renouvellement de 95 % des agents de police municipaux » aux dires de l’adjoint délégué à la sécurité. Là aussi, on attend les résultats.
 Engagement n° 8 : « Construire un bâtiment regroupant les polices municipale et nationale ». Pourtant ce même adjoint à la sécurité était convaincant sur ce projet lors de la campagne. Malheureusement, il semblerait que l’Etat se soit désengagé. Notre maire reste toutefois confiant sur la construction prochaine d’un commissariat de Police Nationale sur la commune. Il ne reste que cinq millions d’euros à trouver !
 Engagement n°9 : « Marquer une pause dans la construction de programmes immobiliers ». La commune devra se mettre en conformité avec la loi SRU (taux de logements sociaux) et, comme l’a dit notre adjoint à l’urbanisme lors du CM du 30 juin 2014, « il nous manque 35 logements sociaux d’ici la fin 2016 ». Outre ces logements sociaux, la majorité vient de voter (CM du 13/04/15) le PLHI qui programme la construction à Deuil-La Barre de 120 logements par an entre 2015 et 2021.
 Engagement n° 10 : « Clarifier l’attribution des logements sociaux ». Lors du conseil municipal de juin, nous nous sommes abstenus concernant la création de la commission d’attribution des logements sociaux. Préalablement 2 agents présentaient au moins 3 dossiers au bailleur social sur des critères d’urgence sociale et d’ancienneté. Demain, ce sera une commission avec les 2 mêmes agents, 2 élus de la majorité et un « membre issu de la société civile » qui présenteront les dossiers sur les mêmes critères. L’opposition n’a pas été invitée, au motif que nous ne pourrions nous rendre disponibles pour ces commissions convoquées en urgence. Ce sont les 2 mêmes agents qui sélectionneront les dossiers à présenter en commission. Ce n’est pas de la transparence ; c’est un écran de fumée.
 Engagement n°11 : « Lutter contre l’habitat indigne ». Là aussi, nous voyons un affichage de nouveaux moyens. Nous resterons particulièrement attentifs aux résultats.
 Engagement n° 12 : « Améliorer la propreté de la ville et réaménager les parcs publics ». La mairie communique suffisamment sur son nouveau plan d’action propreté pour que nous puissions espérer voir des résultats dans les prochains mois. Quant aux parcs publics, nous notons l’installation d’équipements sportifs dans le parc Winston Churchill. Mais les riverains ont-ils été invités à quelque consultation, concertation, voire participation à la décision ?
 Engagement n°13 : « Refuser la création du BIP ». Rappelons que notre maire, fraîchement élue au conseil départemental, a voté la mise en enquête publique de l’avenue du Parisis Est (BIP Est) lors du conseil départemental du 27 avril 2015. Cela n’augure rien de bon pour le dernier tronçon prévu sur la côte de Deuil. En effet, une fois la portion Est du tronçon terminée, il sera plus difficile encore de s’opposer à la réalisation du tronçon sur la côte de deuil.
 Engagement n°14 : « Exiger la réalisation de la liaison RD311 – RD928 ». Le département serait le principal financeur de cette opération, avec nos impôts. Ce dernier avait bloqué 500 k€ pour la construction de cette voie dans le cadre de la convention de rénovation urbaine de La Galathée. Cette somme vient d’être affectée (CM du 13/04/15) à la réhabilitation de logements sociaux du quartier. Le département ayant un budget plus que serré, nous doutons fortement que ce projet aboutisse. On notera que, là aussi, il n’y a eu aucune concertation, en totale opposition avec le PDUIF et l’engagement n° 5 en faveur des circulations douces. Nous souhaitons vivement que cet « aspirateur à voitures » ne voie jamais le jour.
 Engagement n° 15 : « Lutter contre toute forme de nuisance sonore et de pollution ». Les subventions aux associations, votées le 13 avril 2015, en disent long sur cet engagement : 700 € pour l’association locale de défense contre les nuisances aériennes (ADVOCNAR) et 750 € pour une association qui finance des raids tout terrain dans le désert (DEFI 95) !
 Engagement n° 16 : « Faire de Deuil-La Barre une ville responsable et éco-citoyenne avec la participation de tous ». Derrière cette belle phrase, on a du mal à imaginer des actions concrètes et des résultats. Dans le mensuel de cet été, « Deuil-La Barre s’engage dans la lutte contre le réchauffement climatique » (p.13)… on nous invite à économiser l’eau ou à faire du tri sélectif (…). Face à une telle crise environnementale, la seule réponse de la mairie est de nous rappeler d’éteindre nos appareils en veille, sans expliquer comment elle va faire pour diminuer de 20 % ses émissions de Gaz à Effet de Serre. On pourrait se tourner vers le très bredouillant Agenda 21 de la ville, mais le poste de responsable du développement durable vient d’être supprimé !
 Engagement n° 18 : « Tout mettre en œuvre pour favoriser la réussite éducative des bébés, des enfants et des jeunes ». Lors du CM du 30 juin 2014 notre maire justifie le report du projet d’extension de la maison de la petite enfance avec moult arguments, sans avoir préalablement informé les élus. Elle favorise les petites structures de proximité, moins coûteuses pour la collectivité, donc plus coûteuses pour les usagers. Un an plus tard, elle annonce, toujours sans la moindre concertation, la suppression de la cantine le mercredi midi pour les enfants ne fréquentant pas le centre l’après-midi, au motif de réaliser des économies.
 Engagement n° 19 : « Développer les actions sportives, culturelles et de loisirs pour les familles et toutes les générations ». Une dizaine de rencontres familles sur des thématiques sportives ont eu lieu. Voilà un engagement qui a été respecté ! Mais il doit déjà coûter trop cher ; la mairie envisage de se faire sponsoriser par une grande marque de boissons sucrées, poison reconnu par toutes les instances de santé.
 Engament n° 20 : « Inscrire le numérique dans chaque action municipale ». Faute de comprendre ce que cela signifie réellement, on ne peut qu’espérer que le nouveau site et l’internalisation des serveurs rendront accessibles toutes les données de la commune, créant un réel open data : dates, ordres du jour, procès verbaux des CM, supports diffusés lors des CM, arrêtés municipaux, études, contrats et bilans des partenaires, etc.

Des orientations budgétaires et des déséquilibres

Tribune du groupe “ChangeZ Deuil

 Elus minoritaires, élus à part entière

Avril 2015

Lors du conseil municipal du mois de mars, la majorité municipale a présenté un budget inquiétant. Inquiétant car il est le fruit d’une mauvaise gestion des finances communales, inquiétant car il traduit une absence de vision politique pour la commune. Nous ne savons toujours pas, après le débat d’orientation budgétaire et le vote du budget, quelles sont les priorités politiques à court et moyen terme de l’équipe en place.

Du débat d’orientation budgétaire au budget : « Qui veut trouver des millions ? »

Lors de notre tribune du mois de mars, nous pointions du doigt un projet de budget « inquiétant » notamment parce qu’il manquait « 1,5 million d’euros ». Nous avons été heureux d’apprendre que la majorité a trouvé 1 million 200 euros en 15 jours : 824 760 euros de produits de cessions immobilières et 380 000 euros de fond de compensation de TVA ; une mesure technique qui aurait du être connue lors du DOB.

Une situation financière vraiment inquiétante

La commune fait face à un problème d’autofinancement important. L’épargne nette est négative d’1 219 324 euros. Cela reflète le très mauvais état des finances de notre commune. Depuis plusieurs années, notre commune a de plus en plus de difficultés à rembourser les emprunts contractés.

C’est toujours de la faute des autres…

La majorité ne cesse de se plaindre des baisses de recettes notamment celles provenant de l’État. Toutes les communes doivent mieux gérer leurs finances. Nous parlons de nos impôts. L’effort est national ou il n’est pas. ! Il est vrai que la commune doit entretenir son patrimoine. (Modernisation de l’école Henri Hatrel après Pasteur et avant Mortefontaines…). Toutefois, nous ne savons toujours pas pourquoi les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 4 millions d’euros entre 2010 et 2015.


De la mauvaise gestion à la fuite en avant ?

Cela fait 60 ans que la droite est au pouvoir à Deuil-La barre. Cela fait 23 ans que Madame le maire est membre du conseil municipal. Lors des élections municipales, le mot d’ordre de la majorité, la même que lors du précédent mandat, était : « nous baisserons les impôts ». Or, la part communale des impôts va augmenter cette année de 0,9 %. Afin de masquer la promesse démagogique de campagne, la majorité emprunte 5,7 millions d’euros… qu’il faudra rembourser.

Fabrice Rizzoli, Alain Parant, Brigitte Goch Bauer, Vincent Gayrard

Le site http://changerdeuil.fr/