Semaine des 4 jours

Tribune du groupe d’opposition « Changez Deuil» – Septembre/octobre 2017

Elus minoritaires, Elus à  part entière!

Non, l’école de la république ne peut pas être une variable d’ajustement du budget de la commune !

Une décision à la hâte !

Le 21 juin, en commission Jeunesse et Sport, la seconde adjointe imaginait difficilement la possibilité de passer à  4 jours d’école en septembre, malgré des décisions déjà  prises par certaines communes voisines. Le 23 juin la délibération n’était pas à  l’ordre du jour du Conseil Municipal. Le 27 juin parait le décret autorisant cette « expérimentation ». Le 28 juin, l’ordre du jour du CM a été modifié. Le 30 juin, la majorité vote pour le passage à  4 jours de classe dans nos écoles. Le CM pas encore achevé, la municipalité communique officiellement cette décision avec des documents préfabriqués ! C’était déjà  ficelé par avance, sans permettre un débat de fond !

Si l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance !

Cette décision faciliterait l’organisation pour nombre de parents, surtout depuis qu’il y a eu la réduction de la cantine le mercredi. Elle diminue le nombre de jours de présence à  l’école des professeurs ainsi que des agents. Elle pourrait faire faire des économies. Encore un coup de canif à  l’engagement de « tout mettre en oeuvre pour la réussite éducative des enfants ». Car ce sont bien eux qu’il faut mettre au centre du système Educatif. La France est le pays d’Europe qui a le moins de jours de classe : moins de 145 dans l’année, qui a le plus d’heures de cours par jour (elle passera de 5h15 à  6 h/jour) et qui est réputée être inégalitaire et avoir un enseignement médiocre, selon le classement PISA de L’OCDE : 26ème  sur 70. Mais ça, c’était en 2016. Gageons que la situation ne va pas s’améliorer dans les prochaines années.

Une autre école est possible

Si on repensait l’école avec des collectifs d’adultes ayant des compétences et des talents pédagogiques permettant à  chacun de s’épanouir dans l’apprentissage, où la collaboration remplacerait la compétition ; la valorisation remplacerait la sélection, où on apprendrait à  développer son analyse critique, à  devenir l’adulte et le citoyen de demain ?

A la rentrée, après avoir augmenté massivement les impôts, la commune supprimera aussi les NAP qui avaient justement cette vocation : créer une réelle éducation populaire. A Deuil-La barre, l’école de la république, variable d’ajustement budgétaire, est sacrifiée en l’absence de vision politique.

Fabrice Rizzoli, Alain Parant, Brigitte Goch Bauer, Vincent Gayrard pour le groupe « ChangeZ Deuil Â», site http://changerdeuil.fr/, https://www.facebook.com/changez.deuil

Budget : l’austérité au programme

 Tribune du groupe d’opposition « Changez Deuil »

Élus minoritaires, élus à part entière!

Tribune des mois de mai/juin 2016

Budget : l’austérité au programme

Des finances dans le rouge vif…

Les chiffres qui nous ont été présentés à l’occasion du Débat d’Orientation Budgétaire du 4 avril dernier suivi du vote du budget primitif de la ville le 11 avril sont particulièrement préoccupants.

Ils font apparaître une épargne nette largement négative, de – 1 à -2 M€ de façon quasi-ininterrompue de 2014 à 2018. La commune est donc dans l’incapacité de faire face au remboursement du capital de ses nombreux emprunts avec son épargne propre.

… que les facteurs externes ne sauraient expliquer

Bien que martelée avec insistance par la majorité en place, la baisse progressive de la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement) versée par l’état aux communes, aussi avec nos impôts, est loin de justifier à elle seule cette mauvaise santé financière. La sortie des emprunts toxiques (taux variables non plafonnés) contractés par la majorité (à savoir 5, 4 M€ en 2007 et 3,4 M€ en 2010), a nécessité de recourir à un nouvel emprunt de 12,4 M€. Cette même majorité annonce dans son magazine une charge supplémentaire pour les Deuillois de seulement 0,7M€ au total par rapport à des emprunts à taux fixe. Nous estimons, pour notre part, que ce chiffre est beaucoup plus élevé même si une bonne partie du surcoût est pris en charge par l’état, encore et toujours avec nos impôts.

Les causes de la mauvaise santé financière de la ville sont donc à chercher ailleurs. En témoignent les dépenses de fonctionnement en forte hausse ces dernières années, comme nous l’avons pointé dans notre tribune précédente.

Des investissements durablement contraints

Les réponses de la municipalité pour équilibrer le budget s’apparente à une fuite en avant : nouvel emprunt de 2,5 M€ et vente de biens immobiliers, propriété de la commune, pour environ 1,5 M€. A cela s’ajoute encore une baisse de la subvention de fonctionnement du CCAS, l’optimisation des dépenses de fonctionnement (seulement 360 k€ sur 27 M€), la « valorisation » du patrimoine et des services municipaux (hausse du prix de la cantine scolaire, location de salles, etc.) au motif que dorénavant il faut faire payer les usagers.

Au-delà de ces réponses de court terme, se profile une baisse durable des dépenses d’investissement qui ne sont déjà pas vaillantes. Pourtant, les besoins de notre commune sont indispensables en matière de rénovation d’écoles, de mise en accessibilité de l’espace public sans parler d’un véritable programme de rénovation des bâtiments dans le cadre de la transition énergétique.

Fabrice Rizzoli, Alain Parant, Brigitte Goch Bauer, Vincent Gayard pour le groupe

 « ChangeZ Deuil », site http://changerdeuil.fr/