Logement : la majorité perd la main… et se lance dans la sculpture –

Tribune du groupe d’opposition « Changez Deuil »

des mois de novembre-décembre 2018

Élus minoritaires, élus à part entière

Droit de préemption : notre ville n’est plus maître de son destin !

 Alors qu’à deux reprises, le préfet a saisi la chambre régionale des comptes pour budget non équilibré (cf. notre tribune sept. 2018), il nous a aussi retiré notre droit de préemption au profit de l’EPFIF (Etablissement Public Foncier d’Ile de France) !

Le préfet dispose à sa guise des logements en vente pour mener des opérations immobilières de transformation/construction de logement social. La municipalité ne dispose même plus des droits de réservation des logements sociaux pour loger ses administrés !

Pourquoi ? Notre majorité n’a pas respecté l’objectif de conventionnement de logements sociaux de type PLAI (Prêt Locatif Aidé d’Intégration) qui lui était assigné pour la période 2014-2016.

Pour rappel, les logements PLAI ont des loyers très modérés pour permettre aux foyers les plus précaires de se loger, par exemple, des parents isolés. Ces derniers travaillent à temps partiel (« le travail en miette ») et nettoient les bureaux et sanitaires des entreprises dans lesquels les Deuillois se rendent chaque jour,  parfois des grands groupes du CAC 40.

 Statue de la Galathée : des questions, des doutes, encore des dettes ?

 Le dernier café citoyen n’a pas dissipé les nombreuses interrogations autour de ce projet sur le Parking de la Nation. Nous condamnons, encore et encore, l’absence de concertation préalable auprès des habitants du territoire sur lequel s’érige cette statue.

Pour un projet aussi symbolique, un simple comité de quartier ne suffit pas ! Malgré son envergure communale et son budget, le Conseil Municipal n’a été consulté que pour son financement et non pas sur le bien-fondé du projet qui, autant dans la forme que dans le fond, aurait mérité un vrai débat.

Enfin, au-delà d’une procédure d’appel d’offre expéditive, le mode de financement du projet par mécénat pose question : pas d’exigence éthique à l’égard des sociétés donatrices. Surtout : que se passera t-il si les dons sont insuffisants pour couvrir cette dépense de plus de 200 000 euros ? Notre commune qui est dans le palmarès des 15 villes de plus de 10 000 habitants dont la taxe d’habitation a le plus augmenté en 2018 ne peut se le permettre.

 

Fabrice Rizzoli, Alain Parant, Brigitte Goch Bauer, Vincent Gayrard pour le groupe « ChangeZ Deuil »,

site http://changerdeuil.fr/https://www.facebook.com/

C’est quoi la démocratie ?

Tribune Numérique – Janvier 2017

La démocratie élective tourne au despotisme

A plusieurs reprises nous avons exposé les méthodes antidémocratiques de la majorité. Elle saisit toutes les occasions pour nous attaquer, par des remarques douteuses, en expliquant que nos interventions en conseil n’avaient pas de valeur : « de toute façon vos votes n’entrainent pas de décisions». Elle répond systématiquement à côté des questions posées en fin de conseil et, de plus en plus régulièrement, en mettant l’accent sur nos rares absences en commissions. Si elle lisait les rares, mais obligatoires, compte-rendu des commissions Madame Le Maire prendrait la mesure de l’absence endémique de nombre de ces adjoints et conseillers et du nombre croissant de sièges vacants en conseil. La majorité silencieuse est toujours moins visible qu’une opposition réactive, militante et impliquée.

Information n’est pas concertation ni participation

Le second engagement de DEDA (Des Engagements et Des Actes) est de mettre en place des instances de concertation et de participation. Madame Le Maire a remplacé les traditionnels vœux du maire par quelques « cafés citoyens » pour expliquer les projets et décisions impactant la ville. A l’avantage des vœux, les citoyens ont le droit de poser des questions. C’est juste pour s’informer, surtout pas pour être force de proposition. En revanche, c’est dans les « comités de quartier » que les citoyens peuvent s’exprimer sur des dossiers, souvent ficelés par avance, juste pour essayer de rendre leur quartier plus agréable en termes de sécurité et de propreté.  La majorité profite aussi de cet espace pour attaquer son opposition. Quand aux 3 « conseils consultatifs communaux » créés en juin 2015 on s’interroge sur leur feuille de route. Ils auraient dû rendre compte de leurs travaux il y a plus de 6 mois. L’une de ces commissions travaillerait pour la mise en valeur et l’identité de la ville. C’est elle qui aurait travaillé sur le futur plan local de déplacement …

La démocratie participative ?

La majorité s’est engagée à concerter les Deuillois sur d’autres grands projets qui dessineront l’avenir de la ville : Le Plan Local d’Urbanisme (PLU), la révision de l’agenda 21 et la fermeture du PN4. Concernant ce dernier, on vient d’apprendre que ce passage à niveau serait le plus dangereux de France. L’Etat aurait décidé de le fermer. Non, ce n’est pas la mairie qui va piloter cette concertation, c’est la SNCF ! Sur le site de la ville, le lien pour s’informer et donner son avis ne fonctionne pas. Pour dévier la circulation, son projet est de prolonger la rue Guynemer jusqu’à la Galathée en agrandissant aussi le pont de la rue de la plante des champs. Depuis des années, les riverains ont travaillé sur des alternatives à ce passage à niveau. Ils n’ont jamais été entendus. La concertation risque de se limiter encore à quelque cosmétique. On est en droit de s’inquiéter concernant le Plan Local d’Urbanisme et la révision de l’agenda 21.

Pourtant notre maire s’enorgueillit d’être allée bien au-delà de ses engagements de campagne.