Armes à feu pour les agents de la ville : Aucune raison, déni de démocratie et danger

Tribune des mois de mars/avril 2018

« Cacher ce revolver que je ne saurais voir »

Par un entrefilet, dans le bilan municipal de novembre 2017, les Deuillois apprennent que les agents de la ville chargés de la sécurité seront dotés d’armes de poing, c’est-à-dire d’armes létales ! Comme à l’habitude, en matière de sécurité, ni les citoyens ni les élus minoritaires ne sont consultés. Il s’agit, une nouvelle fois, d’une décision autocratique, un déni de démocratie : des pratiques d’un autre siècle !

La minorité lève le voile

Lors d’une commission sécurité à l’agglomération Plaine Vallée au mois de juin, seul le maire de Margency se montre favorable. A aucun moment, notre maire, représentante de Deuil-La barre, n’intervient. Le président de Plaine Vallée se révélant même défavorable à cette idée… Au mois décembre 2017, lors de l’examen du budget de Plaine Vallée, le seul représentant de gauche fait avouer, du bout des lèvres, Mme Le Maire. Enfin, lors du conseil municipal de février, nos 30 questions sur le « pourquoi » d’un tel choix sont restées sans réponse !

Une décision qui ne repose sur rien de factuel

Toute politique publique doit être accompagnée d’une étude de l’utilité. Quel est le besoin à Deuil-La barre pour un agent de la ville d’être armé ? Existe-t-ils des études qui démontrent que les armes de poings réduisent la délinquance, aident les agents dans leur travail, voire rassurent les citoyens ?

Un choix non assumé et non motivé

Madame le Maire et son équipe ne semblent pas assumer ce choix. Des décisions de formation, de bilan psychologique, d’achat de matériel ont été réalisées sans en informer le conseil municipal. Quand on sait, que par le passé, le conseil municipal a voté des stages de formation photo, on peut s’interroger sur ce manque de transparence.

Même si un vote en conseil municipal n’est pas obligatoire, cette décision prise en catimini créée beaucoup d’interrogations. Notre majorité est-elle vraiment convaincue ou manque-t-elle à ce point de courage pour informer clairement la population. Cette décision cache une absence totale de réflexion sur ce que doit être la sécurité locale. A contrario d’une police nationale bis, nous prônons un service communal de la tranquillité publique (Cf. tribune numérique de février sur le site de la ville)

Fabrice RIZZOLI, Alain PARANT, Brigitte GOCH-BAUER, Vincent GAYRARD
Groupe « Changez Deuil » http://changerdeuil.fr/

 

Budget 2017 – “plus de dettes, plus d’impôts, moins de services”

Tribune des mois de mai/juin 2017

AUGMENTATION MASSIVE :

DE VOS IMPÔTS : plus 30 % la part départementale des impôts fonciers et plus de 10 % des impôts de la commune dans les deux prochaines années,

– DE VOTRE DETTE : 2014 : 24 millions d’euros. Prévisionnel 2021 : 32 millions.

 

MOINS :

 DE SERVICES : fin des nouvelles activités périscolaires, fermeture de la crèche familiale, suppression partielle de la cantine le mercredi, report des travaux de mise aux normes pour les personnes handicapées.

 

 DE DÉMOCRATIE LOCALE : pas de démocratie participative (promesse de campagne, de concertation municipale, ni de respect de l’opposition.

 

L’amnésie pour politique :

La majorité affirme que, lors de la campagne des municipales de 2014, elle ne connaissait pas les problèmes budgétaires de la Nation engendrée par la gestion catastrophique de M. Sarkozy et de M. Fillon : entre 2007 et 2012, la dette publique a augmenté de 600 milliards d’euros et le déficit public de 53 milliards.

Non, la future majorité municipale savait pour la baisse des dotation de l’état ! Son premier tract de campagne stipulait : « Toutes les informations dont nous disposons témoignent d’une prochaine diminution des ressources communales provenant de l’État, mais aussi de la région et du département… » tout en promettant une baisse de la pression fiscale des Deuillois…

 

L’incompétence pour politique

Après avoir voté les emprunts toxiques (moins de 4 % des communes concernées en France), la droite locale vous fait passer, chers Deuillois, à la caisse : 1 million 200.000 d’euros cette année ! Depuis 5 ans, les dépenses de fonctionnement de cette mairie explosent : de 22 millions en 2010 à 26 millions en 2014 avec pas moins de 1,5 millions d’euros d’augmentation en 2014. Les charges salariales augmentent à la même vitesse que diminuent les dotations de l’état.

 

Le conservatisme comme politique

Toute la vallée de Montmorency fréquente notre patinoire mais seuls les Deuillois paient chaque année plus de 500 000 euros pour son fonctionnement. Pendant ce temps, Enghien les bains reçoit annuellement 20 millions d’euros du produit des jeux du Casino … en délégation de service public, comme pour la patinoire…  A eux les gains, à nous les dépenses !

Le non respect de promesses électorales, que ce soient celles de la majorité de droite à Deuil-la Barre ou d’autres au niveau national, creuse l’écart entre les citoyens et le Politique, ce qui fait le jeu de l’abstention et du Front National.

Pour le groupe “ChangeZ Deuil”, Fabrice Rizzoli, Alain Parant, Brigitte Goch Bauer, le site http://changerdeuil.fr/

Vers la fin de la démocratie locale !

Tribune des mois de mars/avril 2017

 Conseils consultatifs communaux (CCC) : conseil municipal frustré

En Conseil municipal le 30 janvier, après une rapide présentation des travaux de ces conseils présidés par un élu majoritaire, nous avons attendu les propositions qui devait en découler, en vain… Quel manque de respect pour le travail fourni par les citoyens des CCC ! Mais comme les CCC pourraient-ils faire des propositions puisqu’il n’y a pas de démocratie participative dans la ville ? Enfin, nous constatons que le renouvellement des (nombreux) membres démissionnaires de ces conseils fut le fruit du réseau majoritaire. Voilà qui ne garantit guère la diversité et la pluralité des acteurs. Pour l’instant ces conseils consultatifs ne sont que de l’affichage et non de la « démocratie participative » (engagement de campagne).

 

PN4 : conseil municipal ostracisé !

Dans son dernier bimestriel, la municipalité dit travailler, depuis plus de deux ans, avec les acteurs institutionnels sur le projet de fermeture du PN4. Mais qu’est-ce la démocratie locale sans son seul organe délibératif : le conseil municipal ? Depuis 3 ans, nous demandons en séances publiques des informations sur l’avancement du projet de mise en sécurité du PN4. Cependant rien n’a filtré des négociations qui ont abouti à la décision de fermeture alors qu’elle remodèlera complètement un quartier dans la cité. Même si le maître d’ouvrage demeure la SNCF, le conseil municipal aurait dû être consulté ! Pour le PN4, nous sommes devant le fait accompli alors que des conseils municipaux (à huis clos…) sur le Grand Paris ou les emprunts toxiques, avaient été organisés. Pendant ce temps, la SNCF et ses partenaires organisent une concertation de qualité mais uniquement sur l’après fermeture. La majorité saura-t-elle en tirer les leçons pour les plans à venir : Plan Local d’Urbanisme, Agenda 21, PLD, etc…

 

EuropaCity : conseil municipal martyrisé !

Nous vous avons déjà présenté ce projet inepte et dangereux pour les finances publiques, l’environnement et les commerces de proximité, que l’avenue du Parisis, si elle se réalisait, mettrait au porte de la communauté d’agglomération… Nous avons proposé une motion en conseil municipal afin de débattre publiquement (et non pas en petit comité comme pour le PN4) et permettre à chaque élu de se prononcer. Une fois de plus, comme un seul homme, 27 voix rejettent notre motion car EuropaCity ne serait pas d’intérêt communal.

Pour rappel : votre maire est également vice-présidente du Conseil Départemental qui défend bec et ongles EuropaCity comme l’augmentation de 30 % des impôts fonciers !

Quant le cumul des mandats bâillonne la voix de la majorité et celle des Deuillois…

Pour le groupe “ChangeZ Deuil”, Fabrice Rizzol, Alain Parant, Brigitte Goch Bauer, le site http://changerdeuil.fr/

 

 

C’est quoi la démocratie ?

Tribune Numérique – Janvier 2017

La démocratie élective tourne au despotisme

A plusieurs reprises nous avons exposé les méthodes antidémocratiques de la majorité. Elle saisit toutes les occasions pour nous attaquer, par des remarques douteuses, en expliquant que nos interventions en conseil n’avaient pas de valeur : « de toute façon vos votes n’entrainent pas de décisions». Elle répond systématiquement à côté des questions posées en fin de conseil et, de plus en plus régulièrement, en mettant l’accent sur nos rares absences en commissions. Si elle lisait les rares, mais obligatoires, compte-rendu des commissions Madame Le Maire prendrait la mesure de l’absence endémique de nombre de ces adjoints et conseillers et du nombre croissant de sièges vacants en conseil. La majorité silencieuse est toujours moins visible qu’une opposition réactive, militante et impliquée.

Information n’est pas concertation ni participation

Le second engagement de DEDA (Des Engagements et Des Actes) est de mettre en place des instances de concertation et de participation. Madame Le Maire a remplacé les traditionnels vœux du maire par quelques « cafés citoyens » pour expliquer les projets et décisions impactant la ville. A l’avantage des vœux, les citoyens ont le droit de poser des questions. C’est juste pour s’informer, surtout pas pour être force de proposition. En revanche, c’est dans les « comités de quartier » que les citoyens peuvent s’exprimer sur des dossiers, souvent ficelés par avance, juste pour essayer de rendre leur quartier plus agréable en termes de sécurité et de propreté.  La majorité profite aussi de cet espace pour attaquer son opposition. Quand aux 3 « conseils consultatifs communaux » créés en juin 2015 on s’interroge sur leur feuille de route. Ils auraient dû rendre compte de leurs travaux il y a plus de 6 mois. L’une de ces commissions travaillerait pour la mise en valeur et l’identité de la ville. C’est elle qui aurait travaillé sur le futur plan local de déplacement …

La démocratie participative ?

La majorité s’est engagée à concerter les Deuillois sur d’autres grands projets qui dessineront l’avenir de la ville : Le Plan Local d’Urbanisme (PLU), la révision de l’agenda 21 et la fermeture du PN4. Concernant ce dernier, on vient d’apprendre que ce passage à niveau serait le plus dangereux de France. L’Etat aurait décidé de le fermer. Non, ce n’est pas la mairie qui va piloter cette concertation, c’est la SNCF ! Sur le site de la ville, le lien pour s’informer et donner son avis ne fonctionne pas. Pour dévier la circulation, son projet est de prolonger la rue Guynemer jusqu’à la Galathée en agrandissant aussi le pont de la rue de la plante des champs. Depuis des années, les riverains ont travaillé sur des alternatives à ce passage à niveau. Ils n’ont jamais été entendus. La concertation risque de se limiter encore à quelque cosmétique. On est en droit de s’inquiéter concernant le Plan Local d’Urbanisme et la révision de l’agenda 21.

Pourtant notre maire s’enorgueillit d’être allée bien au-delà de ses engagements de campagne.

 

 

La démocratie participative : la réalité

« ChangeZ Deuil »,

Elus minoritaires, élus à part entière!

Tribune de novembre 2015

La démocratie participative est une forme de partage et d’exercice du pouvoir fondée sur le renforcement de la participation des citoyens à la prise de décision politique. La majorité s’enorgueillit de 3 dispositifs qui relèvent  au mieux de la concertation, au pire de la communication.

Les cafés citoyens

Mis en œuvre lors de sa campagne, les cafés citoyens sont surtout des tribunes pour confronter ses projets aux citoyens. C’est de l’information interactive sans participation, ni prise de décision collégiale.

Les comités de quartiers

D’un comité à l’autre, dans chaque quartier nous avons constaté une participation en chute libre. La feuille de route limitait les interventions citoyennes aux problèmes spécifiques du quartier sans une vision globale sur la politique de notre ville. Cette frustrante restriction en a certainement désenchanté plus d’un. A la plénière du 2 juillet, on était loin d’atteindre cent participants. C’est une démocratie sans participants.

Le conseil consultatif communal

L’appel à candidature pour être membre de ce conseil fut discret et les critères de sélection plutôt flous. C’est le bureau municipal, donc la majorité, qui a décidé des membres et des thèmes de ces 3 groupes de travail. Il n’y a pas de membre élu dans ce conseil malgré l’article 30 du règlement intérieur. Une démocratie qui restreint ainsi l’espace de parole, ça a un autre nom.

Pour une démocratie participative complémentaire de la démocratie représentative

La majorité fait illusion . Les Deuillois sont informés après coup des choix de la municipalité (suppression de la cantine le mercredi cf. tribune d’octobre). L’espace  de parole verrouillé reflète l’absence de vision politique. Cette stratégie ne répond pas aux fondamentaux de la démocratie participative.

Concernant la démocratie représentative, issue des urnes, nous constatons un relatif bricolage : des comités convoqués avant que les membres soient nommés, l’oubli de nous convoquer à des commissions, des changements de dates de dernière minute, des commissions arbitrairement regroupées, etc. La majorité est plus avare d information en conseil municipal qu’en comité de quartier.

Enfin, elle utilise le magazine de tous les Deuillois pour promouvoir sa liste : 4 pages centrales pour un bilan. L’éthique aurait été qu’elle paie ses tracts et les distribue elle-même ! Décidément la route de la démocratie moderne  est longue.

 

Fabrice Rizzoli, Alain Parant, Brigitte Goch Bauer, Vincent Gayrard pour le groupe « Changez Deuil », site http://changerdeuil.fr/ et rendez vous en mairie : 06 63 75 78 53.

Notre premier bilan et notre constat “des engagements et des actes”

Le 30 mars 2014, la moitié des électeurs de notre commune (49, 47 % d’abstention) s’est déplacé pour renouveler notre conseil municipal. La liste de Muriel SCOLAN (« Des engagements et des actes ») est arrivée en tête avec 55,49 % des suffrages exprimés, déboutant ainsi notre ancien maire, mais pas son équipe. Sept des nouveaux adjoints au maire, sur neuf, sont des transfuges du précédent conseil municipal. Les Deuillois ont donc choisi un renouvellement dans la continuité avec un programme répondant globalement à leurs attentes. Le programme de la liste « Changez Deuil » avait nombre de points de convergences, mais aussi des points d’achoppement notables sur les thématiques sociales et environnementales, principalement. Aujourd’hui, nous sommes 4 élus (Fabrice RIZZOLI, Alain PARANT, Brigitte GOCH-BAUER et Vincent GAYRARD) à marquer régulièrement nos différences.
Dans les faits, lors des conseils municipaux, nous approuvons un grand nombre de décisions de la majorité (les deux tiers). Comment s’opposer à la mise en place des rythmes scolaires, aux demandes de subventions, à l’attribution de places dans des crèches, au règlement d’utilisation des véhicules municipaux, à l’extension du secteur de renouvellement urbain, à l’agrandissement de l’école Henri Hatrel, à l’acquisition de locaux pour les pôles police et santé, etc. ? Nous nous abstenons dans le quart des décisions. Souvent parce que le dossier ne nous semble pas suffisamment clair (compte administratif, agrandissement de l’intercommunalité, évolution du tableau des effectifs, etc.) ou parce que la décision semble judicieuse mais pas son application (critères subjectifs de subventions aux associations, nomination par le maire des membres du conseil consultatif communal, délégation donnée au maire pour une ligne de trésorerie de 2 millions d’euros ; etc.). En revanche, lorsque nous votons contre les décisions, nous argumentons notre opposition sur certains points cruciaux (la nomination des adjoints, la concentration des NAP le vendredi après-midi, l’augmentation de certains tarifs, le budget primitif, le plan local d’habitat intercommunal, la publicité en ville, etc.)
Mais qu’en est-il aujourd’hui des « 20 engagements » de notre majorité municipale ? Notons déjà qu’ils n’étaient qu’au nombre de 19 dans sa propagande de campagne.
 Engagement n°1 : « Réduire la pression fiscale des ménages et la dette de la commune ». Avant même la décision du conseil municipal, outrepassant les principes fondamentaux de la démocratie locale, le journal de la ville annonçait que les taux d’imposition de la commune n’allaient pas augmenter. Comme la base (la valeur locative) augmente ainsi que les autres taux (syndicats des communes, intercommunalité, etc.), inéluctablement nos impôts vont augmenter. Dans le budget primitif 2015 l’endettement de la commune monte en flèche, entre autres pour financer la rénovation de l’école Henri Hatrel. Par un habile habillage, notre adjoint aux finances nous a montré une projection de l’endettement jusqu’en fin de mandat. On reviendrait aux taux de début de mandat mais on oublie juste qu’il faudra aussi rénover d’autres établissements scolaires pendant cette période.
 Engagement n°2 : « Mettre en place des instances de concertation et de participation pour les Deuillois ». Quand on succède à un maire pour qui la seule démocratie était celle des urnes, reconnaissons que cette nouvelle équipe fait quelques tentatives de démocratie participative, plus ou moins heureuses. Nous y reviendrons lors d’une prochaine tribune.
 Engagement n° 3 : « Créer une dynamique commerciale et d’entreprise pour favoriser l’emploi de proximité ». Malheureusement, la marge de manœuvre de la commune est très étroite, d’autant que le développement économique a été délégué à la CAVAM. Madame le maire vient de créer un nouveau poste de « manager du commerce ». Elle se donne les moyens, attendons les résultats.
 Engagement n°4 : « Fermer le passage à niveau de la gare de Deuil-Montmagny ». Lors des dernières réunions de quartier, nos élus ne semblaient plus vraiment convaincus de la faisabilité de cette fermeture. En conseil municipal, Madame le maire informe que le dossier avance dans le bon sens, sans nous en dire plus. Mais où est la concertation promise dans le second engagement ? En tout état de cause, n’oublions pas que la mairie n’a aucun pouvoir de décision sur un dossier qui coûtera cher aux contribuables.
 Engagement n° 5 : « Revoir le plan de circulation de la ville en favorisant les circulations douces ». En juin 2014, le conseil régional d’Ile-de-France a approuvé son Plan de Déplacements Urbains (PDUIF) (http://pdu.stif.info/ ). Ce dernier doit être décliné par les communautés d’agglomération sous forme de Plan Local de Déplacement (PLD) et non par les communes. Ces dernières sont seulement responsables de leur Plan d’Accès à la Voirie et aux Équipements (PAVE) qui, inéluctablement, favorisera les circulations douces et devrait « diminuer de 2 % les déplacements en voiture et deux-roues motorisés d’ici 2020 » comme le préconise la région.
 Engagement n° 6 : « …. ». Dans sa propagande au cœur du journal municipal de septembre, aux frais du contribuable et en toute illégalité (jurisprudence associée à l’article L. 2121-27-1 du CGCT), l’équipe de Madame Scolan vient de sortir de son chapeau un engagement intitulé « environnement ». Quand on sait que la politique, c’est l’économique, le social et l’environnemental, s’engager avec juste ces 3 libellés aurait été tout autant démagogique et subjectif que les listes redondantes inscrites dans cette propagande.
 Engagement n°7 : « Sécuriser la ville, les espaces verts et les espaces communs des immeubles ». Les témoignages de squat d’immeubles en réunion de quartier, l’économie dite souterraine de plus en plus au grand jour dans tous les quartiers voire les événements du 30 avril 2014 à La Galathée ne donnent pas ce sentiment accru de sécurité qu’on nous avait promis. Pourtant, la mairie a affiché de nouveaux moyens : « renouvellement de 95 % des agents de police municipaux » aux dires de l’adjoint délégué à la sécurité. Là aussi, on attend les résultats.
 Engagement n° 8 : « Construire un bâtiment regroupant les polices municipale et nationale ». Pourtant ce même adjoint à la sécurité était convaincant sur ce projet lors de la campagne. Malheureusement, il semblerait que l’Etat se soit désengagé. Notre maire reste toutefois confiant sur la construction prochaine d’un commissariat de Police Nationale sur la commune. Il ne reste que cinq millions d’euros à trouver !
 Engagement n°9 : « Marquer une pause dans la construction de programmes immobiliers ». La commune devra se mettre en conformité avec la loi SRU (taux de logements sociaux) et, comme l’a dit notre adjoint à l’urbanisme lors du CM du 30 juin 2014, « il nous manque 35 logements sociaux d’ici la fin 2016 ». Outre ces logements sociaux, la majorité vient de voter (CM du 13/04/15) le PLHI qui programme la construction à Deuil-La Barre de 120 logements par an entre 2015 et 2021.
 Engagement n° 10 : « Clarifier l’attribution des logements sociaux ». Lors du conseil municipal de juin, nous nous sommes abstenus concernant la création de la commission d’attribution des logements sociaux. Préalablement 2 agents présentaient au moins 3 dossiers au bailleur social sur des critères d’urgence sociale et d’ancienneté. Demain, ce sera une commission avec les 2 mêmes agents, 2 élus de la majorité et un « membre issu de la société civile » qui présenteront les dossiers sur les mêmes critères. L’opposition n’a pas été invitée, au motif que nous ne pourrions nous rendre disponibles pour ces commissions convoquées en urgence. Ce sont les 2 mêmes agents qui sélectionneront les dossiers à présenter en commission. Ce n’est pas de la transparence ; c’est un écran de fumée.
 Engagement n°11 : « Lutter contre l’habitat indigne ». Là aussi, nous voyons un affichage de nouveaux moyens. Nous resterons particulièrement attentifs aux résultats.
 Engagement n° 12 : « Améliorer la propreté de la ville et réaménager les parcs publics ». La mairie communique suffisamment sur son nouveau plan d’action propreté pour que nous puissions espérer voir des résultats dans les prochains mois. Quant aux parcs publics, nous notons l’installation d’équipements sportifs dans le parc Winston Churchill. Mais les riverains ont-ils été invités à quelque consultation, concertation, voire participation à la décision ?
 Engagement n°13 : « Refuser la création du BIP ». Rappelons que notre maire, fraîchement élue au conseil départemental, a voté la mise en enquête publique de l’avenue du Parisis Est (BIP Est) lors du conseil départemental du 27 avril 2015. Cela n’augure rien de bon pour le dernier tronçon prévu sur la côte de Deuil. En effet, une fois la portion Est du tronçon terminée, il sera plus difficile encore de s’opposer à la réalisation du tronçon sur la côte de deuil.
 Engagement n°14 : « Exiger la réalisation de la liaison RD311 – RD928 ». Le département serait le principal financeur de cette opération, avec nos impôts. Ce dernier avait bloqué 500 k€ pour la construction de cette voie dans le cadre de la convention de rénovation urbaine de La Galathée. Cette somme vient d’être affectée (CM du 13/04/15) à la réhabilitation de logements sociaux du quartier. Le département ayant un budget plus que serré, nous doutons fortement que ce projet aboutisse. On notera que, là aussi, il n’y a eu aucune concertation, en totale opposition avec le PDUIF et l’engagement n° 5 en faveur des circulations douces. Nous souhaitons vivement que cet « aspirateur à voitures » ne voie jamais le jour.
 Engagement n° 15 : « Lutter contre toute forme de nuisance sonore et de pollution ». Les subventions aux associations, votées le 13 avril 2015, en disent long sur cet engagement : 700 € pour l’association locale de défense contre les nuisances aériennes (ADVOCNAR) et 750 € pour une association qui finance des raids tout terrain dans le désert (DEFI 95) !
 Engagement n° 16 : « Faire de Deuil-La Barre une ville responsable et éco-citoyenne avec la participation de tous ». Derrière cette belle phrase, on a du mal à imaginer des actions concrètes et des résultats. Dans le mensuel de cet été, « Deuil-La Barre s’engage dans la lutte contre le réchauffement climatique » (p.13)… on nous invite à économiser l’eau ou à faire du tri sélectif (…). Face à une telle crise environnementale, la seule réponse de la mairie est de nous rappeler d’éteindre nos appareils en veille, sans expliquer comment elle va faire pour diminuer de 20 % ses émissions de Gaz à Effet de Serre. On pourrait se tourner vers le très bredouillant Agenda 21 de la ville, mais le poste de responsable du développement durable vient d’être supprimé !
 Engagement n° 18 : « Tout mettre en œuvre pour favoriser la réussite éducative des bébés, des enfants et des jeunes ». Lors du CM du 30 juin 2014 notre maire justifie le report du projet d’extension de la maison de la petite enfance avec moult arguments, sans avoir préalablement informé les élus. Elle favorise les petites structures de proximité, moins coûteuses pour la collectivité, donc plus coûteuses pour les usagers. Un an plus tard, elle annonce, toujours sans la moindre concertation, la suppression de la cantine le mercredi midi pour les enfants ne fréquentant pas le centre l’après-midi, au motif de réaliser des économies.
 Engagement n° 19 : « Développer les actions sportives, culturelles et de loisirs pour les familles et toutes les générations ». Une dizaine de rencontres familles sur des thématiques sportives ont eu lieu. Voilà un engagement qui a été respecté ! Mais il doit déjà coûter trop cher ; la mairie envisage de se faire sponsoriser par une grande marque de boissons sucrées, poison reconnu par toutes les instances de santé.
 Engament n° 20 : « Inscrire le numérique dans chaque action municipale ». Faute de comprendre ce que cela signifie réellement, on ne peut qu’espérer que le nouveau site et l’internalisation des serveurs rendront accessibles toutes les données de la commune, créant un réel open data : dates, ordres du jour, procès verbaux des CM, supports diffusés lors des CM, arrêtés municipaux, études, contrats et bilans des partenaires, etc.