Budget : l’austérité au programme

 Tribune du groupe d’opposition « Changez Deuil »

Élus minoritaires, élus à part entière!

Tribune des mois de mai/juin 2016

Budget : l’austérité au programme

Des finances dans le rouge vif…

Les chiffres qui nous ont été présentés à l’occasion du Débat d’Orientation Budgétaire du 4 avril dernier suivi du vote du budget primitif de la ville le 11 avril sont particulièrement préoccupants.

Ils font apparaître une épargne nette largement négative, de – 1 à -2 M€ de façon quasi-ininterrompue de 2014 à 2018. La commune est donc dans l’incapacité de faire face au remboursement du capital de ses nombreux emprunts avec son épargne propre.

… que les facteurs externes ne sauraient expliquer

Bien que martelée avec insistance par la majorité en place, la baisse progressive de la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement) versée par l’état aux communes, aussi avec nos impôts, est loin de justifier à elle seule cette mauvaise santé financière. La sortie des emprunts toxiques (taux variables non plafonnés) contractés par la majorité (à savoir 5, 4 M€ en 2007 et 3,4 M€ en 2010), a nécessité de recourir à un nouvel emprunt de 12,4 M€. Cette même majorité annonce dans son magazine une charge supplémentaire pour les Deuillois de seulement 0,7M€ au total par rapport à des emprunts à taux fixe. Nous estimons, pour notre part, que ce chiffre est beaucoup plus élevé même si une bonne partie du surcoût est pris en charge par l’état, encore et toujours avec nos impôts.

Les causes de la mauvaise santé financière de la ville sont donc à chercher ailleurs. En témoignent les dépenses de fonctionnement en forte hausse ces dernières années, comme nous l’avons pointé dans notre tribune précédente.

Des investissements durablement contraints

Les réponses de la municipalité pour équilibrer le budget s’apparente à une fuite en avant : nouvel emprunt de 2,5 M€ et vente de biens immobiliers, propriété de la commune, pour environ 1,5 M€. A cela s’ajoute encore une baisse de la subvention de fonctionnement du CCAS, l’optimisation des dépenses de fonctionnement (seulement 360 k€ sur 27 M€), la « valorisation » du patrimoine et des services municipaux (hausse du prix de la cantine scolaire, location de salles, etc.) au motif que dorénavant il faut faire payer les usagers.

Au-delà de ces réponses de court terme, se profile une baisse durable des dépenses d’investissement qui ne sont déjà pas vaillantes. Pourtant, les besoins de notre commune sont indispensables en matière de rénovation d’écoles, de mise en accessibilité de l’espace public sans parler d’un véritable programme de rénovation des bâtiments dans le cadre de la transition énergétique.

Fabrice Rizzoli, Alain Parant, Brigitte Goch Bauer, Vincent Gayard pour le groupe

 « ChangeZ Deuil », site http://changerdeuil.fr/

La démocratie participative : la réalité

« ChangeZ Deuil »,

Elus minoritaires, élus à part entière!

Tribune de novembre 2015

La démocratie participative est une forme de partage et d’exercice du pouvoir fondée sur le renforcement de la participation des citoyens à la prise de décision politique. La majorité s’enorgueillit de 3 dispositifs qui relèvent  au mieux de la concertation, au pire de la communication.

Les cafés citoyens

Mis en œuvre lors de sa campagne, les cafés citoyens sont surtout des tribunes pour confronter ses projets aux citoyens. C’est de l’information interactive sans participation, ni prise de décision collégiale.

Les comités de quartiers

D’un comité à l’autre, dans chaque quartier nous avons constaté une participation en chute libre. La feuille de route limitait les interventions citoyennes aux problèmes spécifiques du quartier sans une vision globale sur la politique de notre ville. Cette frustrante restriction en a certainement désenchanté plus d’un. A la plénière du 2 juillet, on était loin d’atteindre cent participants. C’est une démocratie sans participants.

Le conseil consultatif communal

L’appel à candidature pour être membre de ce conseil fut discret et les critères de sélection plutôt flous. C’est le bureau municipal, donc la majorité, qui a décidé des membres et des thèmes de ces 3 groupes de travail. Il n’y a pas de membre élu dans ce conseil malgré l’article 30 du règlement intérieur. Une démocratie qui restreint ainsi l’espace de parole, ça a un autre nom.

Pour une démocratie participative complémentaire de la démocratie représentative

La majorité fait illusion . Les Deuillois sont informés après coup des choix de la municipalité (suppression de la cantine le mercredi cf. tribune d’octobre). L’espace  de parole verrouillé reflète l’absence de vision politique. Cette stratégie ne répond pas aux fondamentaux de la démocratie participative.

Concernant la démocratie représentative, issue des urnes, nous constatons un relatif bricolage : des comités convoqués avant que les membres soient nommés, l’oubli de nous convoquer à des commissions, des changements de dates de dernière minute, des commissions arbitrairement regroupées, etc. La majorité est plus avare d information en conseil municipal qu’en comité de quartier.

Enfin, elle utilise le magazine de tous les Deuillois pour promouvoir sa liste : 4 pages centrales pour un bilan. L’éthique aurait été qu’elle paie ses tracts et les distribue elle-même ! Décidément la route de la démocratie moderne  est longue.

 

Fabrice Rizzoli, Alain Parant, Brigitte Goch Bauer, Vincent Gayrard pour le groupe « Changez Deuil », site http://changerdeuil.fr/ et rendez vous en mairie : 06 63 75 78 53.

Des engagements ? Acte 1

Tribune du groupe “ChangeZ Deuil

 Elus minoritaires, élus à part entière

Mai 2014

Le mois d’avril a connu 2 conseils municipaux. Gardant en tête l’interview de madame SCOLAN, dans son programme «  …je souhaite (que) les Deuillois mesurent les avantages de notre conception de gérer autrement notre ville avec une écoute attentive et en toute transparence … » nous sommes venus avec nos instruments de mesure.

Premier conseil le 6 avril, bilan : 4 sièges pour « Changez Deuil », 3 sièges pour la liste de l’ancien maire, 28 sièges pour la majorité et 9 adjoints dont 7 issus de l’ancienne majorité…

Second conseil du 14 avril, la majorité obtient 9 sièges dans chacune des 11 commissions et n’en laissant qu’un pour chacune des autres listes. A plusieurs reprises, nous avons demandé la présidence de la Commission du Budget et des Finances comme cela se fait au niveau national. Nous attendions un signe fort de transparence et de gouvernance moderne, ce qui figurait dans notre programme : fin de non recevoir ! (cf.2ème conseil municipal…)

Chacune des 2 listes minoritaires a certes obtenu un siège au conseil d’administration du Conseil Communal d’Action Social, ce qui fait dire à Madame Scolan qu’elle fait des efforts.  Mais nous n’avons obtenu qu’un siège au comité de la caisse des écoles alors que l’article R. 212-26 du code de l’éducation autorise le conseil à augmenter le nombre des membres.

Sur les 23 sièges dans les 7 établissements Communautaires de Coopération Intercommunale (EPCI), un seul a été proposé à l’opposition.  Aucun siège à l’opposition pour les conseils d’établissement des collèges ni pour les conseils des écoles. Il en a été de même pour la Commission Administrative de la révision des listes électorales complémentaires. Nous avons exprimé notre insatisfaction concernant cette commission fortement symbolique dans le fonctionnement démocratique de la commune.

La régie des Quartiers propose 5 membres aux édiles (art. 8 des statuts). Un seul a été octroyé à notre liste. Là, aussi, nous pouvions espérer une plus grande ouverture qu’à la précédente mandature.

Mais qui aurait pu croire qu’un changement de tête avec une équipe similaire « conçoive de gérer autrement la ville » ? La même équipe ne fait que continuer ce qu’elle a toujours fait depuis des décennies !

Fabrice Rizzoli, Marie Penicaud, Alain Parant, Brigitte Goch Bauer, groupe « Changez Deuil »

2ème conseil municipal…